Nouveau Blog

Nouveau Blog
Mon Blog principal, Reveillusoire, comptait beaucoup trop de pages, notamment à cause des textes et poèmes que j'y postais. Donc, voici la raison d'être de ce nouveau Blog : il est exclusivement réservés aux textes et poèmes. Ceux de mon Blog principal seront transférés ici.

# Posté le samedi 28 mai 2005 14:06

Désillusions

Désillusions
Rien n'a jamais été vrai
Rien n'a jamais été plus qu'un rêve
Même la vérité mentait
Et cette idée m'obsède sans trêve

Je suis si seule et il fait si froid
Il ne me reste plus aucun sourire
Seulement tous ces souvenirs
Gravés à l'intérieur de moi

Si je pouvais ne plus penser
Ne plus croire et ne plus espérer
Si je pouvais juste tout oublier
Et partir sans me retourner

Et si tu pouvais ne plus exister
Et n'avoir jamais été mien
Effacer tout ce passé ruiné
Trancher les derniers liens

Ces pensées me brûlent
Mais qui pourrait se douter
Que mon âme hurle
Si je refuse de l'écouter

Mais qui pourrait deviner
Que sous cette belle armure
Je ne fais que saigner
Personne ne verra la blessure

J'ai déposé les armes
J'aimerais tellement pleurer
Mais je n'ai plus de larmes
Et je ne peux que penser

Ses pensées qui m'obsèdent
Qui me détruisent et me minent
Quand il ne reste rien
Quand on ne peut rien

Je ne peux pas crier à l'aide
Tout tombe déjà en ruines
Qui pourrait vouloir encore
Sauver ce qui est déjà mort?

Si je pouvais jeter notre passé
Le plus loin possible de moi
Et cesser d'imaginer
Que je reviens vers toi.

Alors je te hais de toute mon âme
Et je te renie à chaque heure
Et je tiens prête cette lame
Pour te chasser de mon coeur.


_____ -By Reveillusoire-

# Posté le samedi 28 mai 2005 14:29

Folie

Folie
Ça arrive comme ça : au début tout va bien, tout est doux, paisible, clair, parfait. On est en harmonie, heureux.
Et après...il y a une phrase ou même un mot qui fait tout basculer...L'équilibre fragile qui nous maintenait se brise, tout vole en éclat dans un grand fracas cristallin...du bonheur éprouvé juste auparavant il ne reste rien...juste un goût amer, la gorgée de bile qu'on ravale...et cet espèce de fluide glacé qui nous fige: l'adrénaline. Le doute nous envahit. La colère. L'impuissance. La frustration.
C'est un mélange qui donne la nausée. Au début on se dit que c'est la faute de l'autre et on voudrait lui faire souffrir mille fois ce qu'on souffre...et après on se dit qu'en vérité c'est nous, qu'on est la cause du mal, de tout. La douleur nous envahit alors...lame de fond qui nous submerge et veut nous engloutir. On a envie de pleurer, de hurler, de casser tout ce qui est à portée de main...et de nous faire mal...se serait tellement soulageant...le douleur physique étoufferait la douleur morale, et tout irait mieux...Mais ça devient rapidement pire que ça...on fait le vide autour de nous. Avec violence, on fracasse tout, brisant les liens. On détruit les autres autour...quelques phrases suffisent, on les connaît bien ces gens, ils nous aiment, il veulent nous aider...on sait tous leurs points faibles, et on les vise, directement jusqu'à ce qu'ils s'abattent, K.O. C'est si jouissif...on se sent si fort juste une minute...tyrannique, égoïste, mortellement francs, cruellement sincères...en ces instants, l'hypocrisie n'a plus de place...il ne reste que la vérité doublée de la cruauté...quelque chose de très difficile à accepter. Quoi de plus cruel que de démolir ceux qui nous aiment et nous proposent gentiment leur aide ? Une phrase, ils s'étonnent. Deux, ils s'indignent. Trois, ils vacillent. Quatre, ils reculent. Cinq, ils pleurent. Six ils s'effondrent, vaincus. Mais ils nous reviendront dés les excuses présentées...comme le chien battu qui revient à son maître...ils nous aiment tant ces gens...certains nous adorent, nous admirent et c'est à eux qu'on fait le plus de mal.
Dans ces coups de temps la on n'accepte que la solitude pour silencieuse compagne et la haine pour salutaire conseillère.
Tandis que tout vole en éclat, et que le vide se fait autour de nous, à l'intérieur c'est pire. Derrière les hurlements silencieux, les appels à l'aide d'une âme qui sombre, derrière la haine et la cruauté, un désespoir meurtrier et ce vide qu'on fait, ces amis qu'on rejette...pour mieux haïr, pour mieux lâcher prise. Pour se regarder en face et se crier ce qu'on est vraiment : immonde, mauvais, infect, odieux, cruel, tyrannique.
La douleur est la, elle est insecte qui plante profondément ses griffes dans la peau. Elle s'accroche au ventre, à la gorge, au creux du c½ur. Elle serre, mord, pince, étreint. On a mal à en étouffer. On en hurle, on en pleure. Larmes de rage et d'impuissance.
On est fou. Tout le monde pense qu'on est fou. On le pense aussi et c'est la longue chute dans l'abîme qui s'amorce. Le rejet de toute forme d'autorité et de raison. Le rejet de ce qui nous sauverait. Peu importe. On n'est plus que ruines déjà. On sombre. Tout est si noir. Et d'un coté on se sent bien pendant la chute. On a fait tellement de mal avant de lâcher prise...et on a eu si mal que la folie a eu raison de nous. On a pris sa vengeance sur la douleur de départ. Le petit rien qui porta un coup au c½ur et engendra tout.
Mais sur la fin, il n'y a plus de haine, ni de colère. Il n'y a que le désespoir et l'impuissance.
La douleur est étouffante. Et la on pense à la mort. Si douce la mort. Si silencieuse, si froide, si calme.
Elle tend les bras. Elle a la douceur d'une mère la mort. Elle attend. Elle est au bout de chaque chemin. Tout se termine par elle. Où tout commence avec elle...la mort...si tentante...
Tout est si noir maintenant...on a semé le trouble en nous, on a semé la destruction en retour. La vengeance nous guidait, ce besoin viscéral de faire payer, de voir souffrir et de dominer, si jouissif, si humain.
Et la, on hait ce que l'on est, on est ce que l'on hait.
Le dégoût de soi, si puissant, s'installe avec la nausée.
Détruire tout. Vêtir de sombre ce qui est lumineux, que le chaos domine la raison. Que le feu ravage ce monde. Que le sang emporte le genre humain. Moi Reine des Ruines.
Dans sa folie on voudrait entraîner le monde avec nous.
Le monde dans sa folie...Et le laisser retomber et s'écraser avec fracas. Il y a trop de bruit dans notre tête à cet instant. Les hurlements, les pleurs, les supplications, les rumeurs de la foule, les appels au secours... Trop de bruit...cette folie qui nous dévore...impossible d'appeler à l'aide maintenant. Nul ne nous entendra. On hurle en silence. Une prison de verre nous coupe des autres. On peut hurler, on peut frapper, impossible d'en sortir. Ils sont la pourtant, tout près mais impossible de les appeler...on se noie sous leur yeux aveugles...ils ne veulent pas voir, ils ne veulent pas entendre...on est seul...seul et fou. Dans le fracas assourdissant de notre folie.
Un simple geste pour y mettre fin. Un coup. Et soudain le silence. Total. Salvateur. Il n'y a que...ce bruissement soyeux du sang qui s'écoule hors de nous...nappant le sol...nous laissant exsangue...et si calme...si apaisé...la folie s'écoule avec le sang...quittant notre âme, enfin...un tel silence, tout est doux, blanc, froid...plus rien ne blesse, on glisse...loin...loin...loin dans les bras rassurant de la mort. Enfin libres.


____________ -By Reveillusoire-

# Posté le samedi 28 mai 2005 14:34

Overdose

Overdose
La lune s'envole quitte ce ciel de mort
Noir et brumeux les miroirs éclatent
Bris de verre cristallin résonne en mon esprit
Echos étouffés des voix et des cris, abandon du coeur
Où suis-je où suis-je le voile tombe entre
Ce monde et le néant ce vide où je flotte
Entre ces éclats mornes et éteinds, reflets indistints
Du monde où vous vivez, mais où je ne suis plus
Je tends la main je m'éloigne seule et perdue
J'ai besoin qu'on me prenne la main mais personne ne vient
Pourquoi tout bascule les voix les lumières tout file
Tout m'échappe j'aurais presque peur si je pouvais encore
Ressentir
Penser
Ou réfléchir
Mais rien ne vient
Merveilles, visions lointaines, rêve chaotique
Que vois-je au travers de ces reflets et des voiles
Le vide dedans le vide autour je ne peux plus rien
Faire, que faire de toute manière, rien à faire
Rien à penser, rien à changer, tout s'éloigne
Objets flottants dans cet espace sombre
Planètes colorées suspendues en silence, et ces visages
Ces visages autour de moi si flous si inaccessibles
Des larmes des appels la panique comment leur dire
Que je ne les entends pas, dans ce monde à côté
Du leur, et que que je ne veux pas revenir en vérité
Je ne veux pas revenir parce que je vais m'endormir
Et que je ne me réveillerai pas je ne le peux pas
Sensations, mouvements, caresses, souffle
Sur ma peau mais est-ce vraiment ma peau
Est-ce vraiment moi je ne sais plus
Je ne sais plus mais ai-je un jour su
Tout était vain, futilité gaspillage
Si j'avais su quand je croyais savoir
Mais maintenant que je sais il est trop tard.


_________ -By Reveillusoire-

# Posté le samedi 28 mai 2005 14:36

Je Crève

Je Crève
Je crève...
Plus d'espoir plus de rêves
Et le soir
Pas de sommeil
Mais la torture...sans trêve
Les pensées, les regrets,
Les remords veillent.
Je ne voulais pas savoir
Je le jure
Je ne veux plus rien voir
Laissez-moi dans le noir
Laissez-moi mourir
Pourvu que j'ai le silence
Le silence pour une nuit.


___ -By Reveillusoire-

# Posté le samedi 28 mai 2005 14:39